Procès du commandant PNC de Kasindi : la CRDH assure qu’aucune preuve tangible n’établit sa culpabilité

Les activistes des droits de l'homme du CRDH. Ph©. PZ.

La Convention pour le respect des droits humains (CRDH) a affirmé, lors d’une interview exclusive accordée à TAARIFA RDC, que le commissaire principal Kasereka Kambere Claude, commandant de la Police nationale congolaise (PNC) au commissariat de Kasindi, pourrait être libéré dans un avenir proche.

Cette déclaration intervient dans le cadre du dossier relatif au décès du présumé bandit Kasereka Kasika Délicien, survenu dans la nuit du 8 au 9 novembre 2024, à quelques mètres du cachot du sous-commissariat de la PNC Lubiriha. Jusqu’à preuve du contraire, selon la CRDH, aucun élément de preuve tangible n’établit la culpabilité de l’officier de police poursuivi devant le Tribunal militaire de garnison de Beni.

S’exprimant sur ce dossier, Maître Merveil Muhindo Sikwaya, coordonnateur du CRDH dans le secteur de Ruwenzori et avocat-conseil du commissaire principal Kasereka Kambere Claude, a soutenu que les charges avancées par le ministère public ne reposent pas sur des preuves légalement constituées ;

« En dépit des faits relevés par le ministère public, aucune preuve, au sens strict du droit, n’est disponible pour établir la culpabilité de mon client et justifier une quelconque condamnation », a-t-il déclaré.

L’avocat se dit confiant et optimiste, affirmant croire en la sagesse et au professionnalisme des juges composant le Tribunal militaire de garnison de Beni, appelés à se prononcer lors de la prochaine audience fixée au 17 février 2026, en ville de Beni.

« Nous faisons confiance à l’intelligence de la composition du tribunal pour dire le vrai droit, en toute indépendance », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Maître Merveil Muhindo Sikwaya a lancé un appel à la population de Kasindi, en particulier, et à celle du groupement Basongora, en général, à garder confiance en la justice. Il estime que cet officier de police, qu’il qualifie de professionnel accomplissant sa mission régalienne sans complaisance, sera acquitté dans cette affaire.

Selon lui, une telle issue permettrait à la frontière congolo-ougandaise de continuer à bénéficier de l’expertise et du savoir-faire de la Police nationale congolaise, afin de garantir la quiétude des populations et de lutter efficacement contre toute tentative de déstabilisation de la tranquillité communautaire, dans le strict respect des lois en vigueur en République démocratique du Congo.

Paul Zaïdi

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