Basongora : la société civile Forces vives et le CICR échangent sur la protection des victimes et la résilience communautaire
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| Les membres du comité de la société civile forces vives sous noyau du groupement Basongora et les agents du CICR à Lubiriha. Ph©. Élie Ombeni. |
Les membres du comité de la Société civile Forces vives, sous-noyau du groupement Basongora, se sont longuement entretenus avec les agents de protection du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le vendredi 06 février 2026, au bureau de cette structure citoyenne situé au rond-point Wanamahika, sur la rue Mambura, à Lubiriha.
Les échanges ont porté sur les préoccupations majeures des victimes de l’extrémisme violent, en lien avec la persistance de la guerre et de l’insécurité dans plusieurs entités de l’Est de la République démocratique du Congo, notamment au Nord-Kivu, en Ituri, au Sud-Kivu et dans les zones environnantes. Cette situation sécuritaire continue d’engendrer une vulnérabilité accrue des populations, des déplacements massifs et une précarité alarmante des conditions de vie.
Outre les questions liées à la protection humanitaire, les discussions ont également été axées sur la mise en place d’activités génératrices de revenus (AGR) en faveur des victimes et des personnes affectées par les conflits. Ces initiatives visent à favoriser la réinsertion sociale, à renforcer la cohésion sociale entre les communautés et à accroître la résilience des ménages face aux chocs sécuritaires et économiques.
Lors de son intervention au nom de la Société civile Forces vives, le 1er Vice-président, Monsieur Muhindo Amidu Amani, a sollicité l’organisation d’un atelier de renforcement des capacités à l’intention des acteurs locaux ;
« Nous avons sollicité un atelier de renforcement des capacités axé sur la mission et le rôle que joue le CICR avant, pendant et après les conflits armés. Cela nous permettra de mener des actions de plaidoyer mieux réfléchies, de promouvoir la paix, mais aussi de contribuer de manière rationnelle à la réinsertion sociale des victimes, au renforcement de la cohésion sociale et à l’accélération du processus de pacification régionale », a-t-il déclaré.
Selon les participants, les échanges se sont déroulés dans un climat d’écoute et de collaboration constructive. Les agents de protection du CICR se sont dits satisfaits de la qualité des discussions et ont promis de revenir, dans la mesure du possible, afin de répondre de manière appropriée aux préoccupations exprimées par la Société civile Forces vives, sous-noyau du groupement Basongora.
Cette rencontre illustre la volonté commune de renforcer la collaboration entre la société civile locale et les acteurs humanitaires, en vue d’une meilleure protection des populations affectées, mais aussi d’un relèvement communautaire durable dans les zones touchées par les conflits armés dans l’Est de la RDC.
Paul Zaïdi


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