RDC - Kinshasa recadre ses ministres : tolérance zéro pour les déclarations hors ligne officielle
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| Lors d'une communication officielle à Kinshasa. Ph©CCPR. |
La Primature et la Présidence de la République ont adressé une mise en garde ferme à certains membres du gouvernement congolais, leur reprochant des déclarations publiques faites sans concertation préalable et jugées éloignées de la position officielle de Kinshasa, selon des informations rapportées par Radio France Internationale (RFI).
La Première ministre, Judith Suminwa, citée par RFI, déplore des prises de parole individuelles susceptibles de fragiliser la cohérence de la communication gouvernementale, notamment sur des questions sensibles liées à la sécurité et à la diplomatie.
Parmi les déclarations pointées du doigt figure celle du ministre Muhindo Nzangi, qui avait affirmé que « n’eût été l’intervention de Donald Trump, le M23 aurait pris Kalemie en décembre, faute d’obstacles majeurs pour l’en empêcher ». Des propos jugés inappropriés et non alignés sur la ligne officielle de l’exécutif congolais.
Sont également évoquées les déclarations de l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, selon lesquelles « si le Rwanda veut la guerre, il l’obtiendra », ajoutant que la RDC serait prête à mobiliser 5 millions de dollars pour financer l’effort militaire. Des propos considérés comme incendiaires, dans un contexte régional déjà très tendu.
Face à ces sorties médiatiques, le président Félix Tshisekedi a, lui aussi, adressé une mise en garde directe aux ministres concernés, rappelant l’obligation de discipline gouvernementale, de solidarité ministérielle et de respect strict de la ligne officielle de l’État, en particulier sur les dossiers sécuritaires et diplomatiques.
Cette mise au point intervient alors que Kinshasa cherche à maintenir une communication maîtrisée sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays et sur ses relations avec les pays voisins.
La rédaction


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