Le câlin et la culture africaine : entre tabous et méfiance

Photo d'illustration d'une femme et ses deux enfants en plein repos ©LAK

Chaque 21 janvier, le monde célèbre la Journée internationale des câlins, une occasion de rappeler l’importance de ce geste simple mais puissant dans les relations humaines. Symbole d’amour, de réconfort et de confiance, le câlin est reconnu pour ses bienfaits sur la santé. Il agit comme un anti-stress naturel, favorise le bien-être, renforce les liens sociaux et contribue à l’équilibre physique et émotionnel.

En Afrique, comme ailleurs, le câlin incarne la tendresse, le soutien et la solidarité. Il peut s’exprimer dans le cadre familial, communautaire, voire professionnel, selon les contextes et les relations. Cependant, ce geste affectif se heurte souvent à certaines réalités culturelles qui en limitent l’expression.

La question se pose alors : à qui peut-on faire un câlin en Afrique ? Dans plusieurs communautés, les normes coutumières interdisent, par exemple, qu’une belle-mère câline son gendre ou qu’un beau-père manifeste ce geste envers sa belle-fille. Par respect des traditions, le câlin est progressivement devenu, pour certains, un sujet tabou, parfois même source de méfiance.

Sur la photo, deux journalistes oeuvrant dans la région de Beni au Nord-Kivu. Ph.©LAK.

Pourtant, dans son sens originel, le câlin fait partie du langage universel de l’amour et du soin sur le continent africain. Hérité des traditions ancestrales, il s’est adapté aux contextes modernes et continue de jouer un rôle important face aux défis émotionnels contemporains.

Toutefois, les contraintes socio-économiques, notamment la pauvreté, les conflits armés et l’insécurité, accentuent le stress au sein des communautés et réduisent les occasions d’exprimer l’affection. Cette réalité révèle un besoin croissant de tendresse et de soutien émotionnel dans un environnement souvent marqué par l’adversité.

En 2026, la célébration de la Journée internationale des câlins se veut un appel à réhabiliter l’affection, à renforcer les liens humains et à promouvoir une culture de bienveillance, dans le respect des valeurs et des traditions locales.

Par La Reine Aminata Kitambala

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