Kasindi : les tapages diurnes et nocturnes persistent malgré les communiqués des autorités
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| L'illustration au sujet de tapages nocturnes. |
À Kasindi la problématique des tapages diurnes et nocturnes continue de préoccuper la population, en dépit des communiqués officiels interdisant les nuisances sonores. Sur le terrain, les mesures annoncées par les autorités locales peinent à être appliquées, laissant les habitants livrés à eux-mêmes.
Dans plusieurs quartiers, notamment à Majengo, la tranquillité publique est régulièrement troublée par des musiques diffusées à volume excessif dans des cafétérias, bars et maisons de téléchargement. La situation devient particulièrement critique durant la nuit, où le repos des familles est fortement perturbé.
« Il est 23 heures ici, au quartier Majengo, derrière l’avenue de l’hôtel Kamaju. Il est impossible de dormir à cause des musiques assourdissantes provenant des cafétérias. Pourtant, nous avons des enfants qui doivent se reposer pour aller à l’école très tôt le matin », témoigne Monsieur Shabade Kalonga, dans une interview accordée à TAARIFA RDC.
Au deuxième trimestre de l’année 2025, le fonctionnaire délégué du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, Monsieur Kambale Sivavuyirwa Barthélémy, avait pourtant signé un communiqué conjoint avec les services de la Culture, Arts et Patrimoine, ainsi que la Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA). Ce document interdisait formellement les tapages diurnes et nocturnes dans toute la cité.
La décision concernait notamment les maisons de téléchargement de musique, les discothèques, les églises, les restaurants, terrasses et bars, les boîtes de nuit ainsi que les cinémas et autres activités à caractère public. Toutefois, l’absence d’un mécanisme clair de suivi et de contrôle est vivement dénoncée par les habitants.
« Lorsque nous avons suivi ce communiqué à la radio, nous pensions que le problème allait enfin être résolu. Mais jusqu’à présent, aucune action concrète n’a été menée. Il n’y a ni contrôle, ni sanctions. On a l’impression que l’autorité de l’État est absente », regrette Madame Desanges Masika, une habitante de Kasindi interrogée par TAARIFA RDC.
Les nuisances sonores ne se limitent pas aux heures nocturnes. En journée également, les cabines de téléchargement de musique, tout comme la diffusion à fort volume de séries tanzaniennes et indiennes, sont régulièrement pointées du doigt par la population, qui dit vivre dans un environnement constamment bruyant.
Face à cette situation persistante, les habitants de Kasindi appellent les autorités compétentes à passer des communiqués à l’action, en mettant en place des mécanismes efficaces de contrôle et de sanction afin de restaurer la tranquillité publique et le respect de l’ordre dans les quartiers résidentiels.
La rédaction


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