RDC : le chômage des jeunes devient endémique [Tribune de Paul Zaïdi ]

Les jeunes en pleine détente et sans emploi... © PZ

Le contexte national de la lutte contre le chômage est entaché par de nombreux cas d'impunité qui constituent la sève nourricière du phénomène et demeure un vecteur d'instabilité sociale et politique, les discussions sur les défis qui minent le secteur de l’emploi se multiplient. Plusieurs défis perturbent ce secteur, notamment la précarité des emplois, les difficultés d’insertion des jeunes diplômés. De nombreux jeunes obtiennent des diplômes, mais manquent de qualifications pratiques directement utilisables, créant un surplus de main-d'œuvre qualifiée peu employable.

Et aussi, la croissance économique ne crée pas assez d'emplois pour absorber les jeunes arrivant sur le marché. Celà étant dit, le chômage des jeunes est un obstacle persistant au développement social et économique du pays. Cette allure engendre d'une manière générale, une masse de l'insécurité face aux jeunes désœuvrés sans aucune initiative entrepreneuriale. Certaines opinions et observations sont reluisantes sur le fait qu'il faut appartenir à une famille d'un rang social optimal, pour obtenir un travail même s'il n'arrive pas convenablement à répondre aux exigences du code de procédure professionnelle.

La chaîne du chômage 

Le chômage touche toutes les catégories de personnes, les hommes comme les femmes maintenant plus de la moitié de ces personnes ce sont les jeunes en République Démocratique du Congo. Aujourd’hui la patate chaude si je peux dire ça ainsi, le gros dossier c’est la jeunesse, nous avons ce vieux dicton chez nous qui dit que la jeunesse c’est sacrée les jeunes c’est l’avenir. En raison de la faible efficacité du système éducatif, les compétences des jeunes diplômés ne répondent très souvent pas aux exigences du marché du travail, selon certains experts des organisations non gouvernementales (ONG). Et aussi, le marché ne parvient pas à absorber la main-d'œuvre, particulièrement dans les zones rurales.

Le poids du mal en illustration 

Avec un un taux de chômage estimé à plus de 65 % chez les jeunes, cette catégorie de la population fait face à de nombreux défis tels que la précarité des emplois, les difficultés d’insertion des jeunes diplômés et l’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail. Avec une population d’environ 112,8 millions millions d'habitants, la gâchette de l'Afrique peine à revoir sa politique de l’emploi afin de lutter contre le chômage. Ainsi les assises farfelues se multiplient à Kinshasa, la capitale de la RD Congo.

Ces derniers n'arrivent pas à permettre la mise en place d'un circuit complet du marché de l’emploi et d’identifier les secteurs qui recrutent afin de mieux comprendre les besoins spécifiques des entreprises endogènes et exogènes. Beaucoup d'emplois se trouvent dans l'informel, sans protection sociale, et sont souvent précaires ou sous-employés. Les jeunes congolais qui tentent de se lancer dans l'entrepreneuriat, ils se voient coincés par le poids de la loi fiscale suicidaire.

Les alternatives de l'incapacité absolue 

La République Démocratique du Congo, ne parvient pas à intégrer sur son marché du travail les milliers de jeunes qui y arrivent chaque année. Le taux de chômage alarmant, alimente la puissance démagogique des tenants de la parcelle du pouvoir public et des acteurs politiques qui se contentent seulement des actions humanitaires au niveau de leurs bases électorales. Plusieurs jeunes congolais déclinent leurs orientations pour résorber le chômage. C'est n'est pas étonnant de voir un diplômé en option pédagogique générale, s'exercer dans le secteur du transport en commun via la moto taxi pour tenter de nouer les deux bouts du mois. Abandonnant ainsi la sphère éducative c'est pourquoi, la sous qualification s'observe dans les milieux éducatifs.

Les incertitudes et les options hermétiques 

De façon générale, lorsqu’on parle d’emploi on parle de pouvoir d’achat donc nous avons ici, le devoir de trouver les solutions pour résorber effectivement cette problématique liée au pouvoir d’achat des citoyens congolais. Tout d'abord, il n'y a pas d'indemnité chômage en République Démocratique du Congo. Les jeunes, face à un désespoir croissant, voient la migration vers les pays européens comme une échappatoire et un salut indéniable, les rendant vulnérables à la traite humaine, tandis que les autorités peinent à créer des emplois suffisants et s'embrouillent surtout à la recherche des investisseurs qui à leur tour occasionne l'instabilité sécuritaire.

La tendance référentielle

La population jeune augmente plus vite que la création d'emplois, et les diplômes ne correspondent pas aux besoins du marché du travail, avec des formations initiales et professionnelles jugées médiocres. Les jeunes entrepreneurs font face à des procédures lourdes et un manque de fonds pour démarrer leurs projets. Le manque d'opportunités locales pousse de nombreux jeunes vers les horizons litigieux.

Les idées maîtresses destinée à sauver la situation 

Il faut nécessairement renforcer l'adéquation entre les formations et les besoins de l'économie en adaptant les contenus de formation professionnelle. Et procéder à réduction de la déperdition scolaire tout en soutenant l'entrepreneuriat des jeunes par l'allégement de charges fiscales et maximiser les exonérations. Les institutions du pays doivent mettre en œuvre des plans à long terme pour créer des emplois, notamment dans l'agriculture et l'industrialisation, pour transformer l'économie.

Le manquement de compétences 

l'Office national de l'emploi doit se casser en mille morceaux pour neutraliser la force du mal à ce que, les employeurs ne restent plus sélectifs comme c'était le cas actuellement sur l'étendue du territoire national.

PAUL ZAIDI 

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