RDC : l'immaturité de la classe politique congolaise sort de l'ordinaire [ Éditoriale de Carlytho Nzazi Mengi ]
![]() |
| Les acteurs politiques candidats à la présidentielle passée. Ph collage. Fondation Hirondelle |
Depuis l'avènement de son indépendance en 1960, le Congo ex-belge, redevenu République Démocratique du Congo après avoir été Zaïre, souffre de sa classe politique. Ce vaste territoire aux multiples potentialités offre à la face du monde une image désastreuse peu reluisant en terme de développement réel.
Près de 7 (sept) décennies après la proclamation de son indépendance, la République Démocratique du Congo, grand et majestueux pays au coeur de l'Afrique, est encore en quête d'autonomie et par conséquent d'un nouveau leadership politique capable de promouvoir la justice, la paix, la bonne gouvernance, la démocratie, le travail et le progrès social.
En effet, la RDC n'a jamais été dirigée pour le bien des Congolais. Elle a toujours été le théâtre d'une véritable guerre d'intérêt de groupes dominants. Si hier le colonisateur avait organisé un système d'exploitations des richesses naturelles et humaines du Congo pour seule promotion de la métropole, aujourd'hui le Congo est victime d'une classe politique autochtone en mal de positionnement.
La boulimie politique à ciel ouvert
Les intérêts égoïstes de quelques individus sans projet de société viable et une perspective stratégique, semblent venir avant ceux de toute la nation. Le Congo politico-social est donc paralysé par un syndrome que l'on peut, avec raison qualifier de leadership destructeur et irresponsable.
Il y en a eu de ces leader politique Congolais à la tête pleine depuis le président Kasa-Vubu à l'aube de l'indépendance jusqu'en ce jours, participants à la gestion de la chose publique pour gérer et gouverner le pays, ces derniers ont tous échoués dans l'administration du pays alors qu'ils ont tous brillamment gagné dans les détournements de fonds publics et la corruption, en plongeant donc le pays dans un chaos avec un lendemain incertain.
La classe politique Congolaise, en particulier, devraient apprendre que la carrière politique est un apostolat, au service exclusif du bien commun, et que le pouvoir ne se justifie que par son utilité sociale, et non par la quête d'une promotion sociale personnelle et d'un enrichissement facile, rapide et sans cause.
D'où la nécessité et l'urgence de faire surgir un leadership alternatif capable d'opérer les ruptures qui s'imposent de proposer une nouvelle vision de la gestion et de l'avenir.
L'immaturité voilée par les impressionnistes
La RDC a été détruite par la médiocrité de la classe politique qui a eu, en charge la destinée politique, économique et culturelle de notre peuple, depuis notre accession à l'indépendance. Cette classe politique n'a jamais été à la hauteur de ses responsabilités historiques.
Elle a trahis la mission qui était la sienne. Elle s'est dévoyée et a été incapable de mener notre nation à une destinée à la hauteur de nos atouts réels dans le monde d'aujourd'hui.
Il s'avère impérieux face à la crise que traverse la République Démocratique du Congo à l'heure actuelle où une nouvelle page d'histoire est en train d'être écrite, de nous appesantir sur la question de la responsabilité de la classe politique face au drame Congolais, étant entendu que celle-ci pose en substance la problématique de l'engagement de la classe politique dans le processus de développement de la RDC.
Les congolais sont toujours dans l'embarras
Les congolais sont régulièrement surpris de constater que, maintenant, n'importe qui peut occuper n'importe quel poste. Comme si le pays manquait des cadres compétents formés pour occuper des fonctions politiques et Administratives.
Ceux qui sont nommés ainsi ses gonflent d'orgueil même lors qu'ils font étalages de leur ignorance dans leurs fonctions respectives. Les fonctions politiques sont maintenant banalisées. Elles peuvent même être la cause d'un retard de développement national lors que les hautes fonctions sont confiées à des hommes et femmes irresponsables et incompétents.
Les maux chroniques de la république
La RD Congo souffre de sa classe politique, voilà un constat qui ne manque pas de se heurter par sa charge provocatrice.
Une affirmation sans ambages qui pointe du doigt le mal et en dégage les responsables... Les espoirs déçus des élections de 2006 et celles de 2011, les pièges tendus par les diverses négociations ayant établi les principes de gouvernement consensuel (d'union national), ce parcours a été truffé d'embûches, de vagabondages politique.
Hélas, la classe politique congolaise excelle dans cet art, seul voie possible de son point de vue, pour accéder au pouvoir ou s'en approcher.
Carlytho Nzazi Mengi

Commentaires
Publier un commentaire