Nord-Kivu : au nom d'une mesure attribuée au Gouverneur militaire, la population vit l'enfer dans les quartiers Congo ya sika et Mapathi à la frontière de Kasindi

Les leaders communautaires lors d'une réunion 

Jusqu’à quand va se poursuivre l'aventure dans le traitement des affaires foncières en territoire de Beni au Nord-Kivu ? Pourquoi les constructions sont interdites même dans les parcelles déjà mise en valeur dans les quartiers Congo ya sika et Mapathi ? Comment tout le monde doit attendre l'installation provisoire alors que le site est habité pendant plus de 25 ans ? Qui sont les pionniers du circuit mafieux ? Qui sont ceux-là qui orchestrant la psychose généralisée et les intimidations au sein de la paisible population ? Voilà d'entrée de jeu, les questions qui troublent l'appréhension de l'opinion publique.

Les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les amandes exorbitantes ainsi que la restriction des travaux de construction de maisons qui sont à la une dans les quartiers Congo ya sika et Mapathi à Lubiriha, sont désastreuses car elles s’inscrivent dans un funeste « deux poids, deux mesures ». 

Et celà, depuis la suspension des activités de la commission ad-hoc qui a remesuré les parcelles à l'époque du feu Gouverneur Peter Chirimwami. Alors nul n'ignore que, « Les hommes passent, mais les institutions restent », dans ce cas, l'impunité se fait au nom de l'exécutif provincial du Nord-Kivu. Est-ce que cette autorité de l'état de siège est-il au courant de cette bêtise à ciel ouvert ? 


Les manigances à ciel ouvert


Les portions de terre (appelées Minembwe) obtenues après le travail de la commission ad-hoc qui a récemment remesuré les terrains, sont encore répertoriées convenablement dans la base des données ? Qui sont ces professionnels de la justice qui instrumentalisent l'escroquerie des parcelle ?

Cette situation décrédibilise et banalise l'autorité de l'Etat dans la région en l’enfermant dans une politique de blocs, mais encore participe à la vision globale d'une province teintée du népotisme et du clientélisme. Cela fait fi et méprise nécessairement les initiatives du développement et de la résilience puisque les quartiers précités, accueillent un nombre considérable des déplacés de guerre en provenance des zones sous occupation de l'ennemi de la paix.

C’est une impasse dangereuse car cela nourrit l’engrenage des tensions et de l'injustice sociale du fait que, les projets de construction de l'organisation non gouvernementale (ONG) Tearfund qui construit un espace sûr pour les enfants au sein de l'esplanade du bureau administratif du quartier Congo ya sika évoluent sans ambiguïté.

Et aussi, les salles de classe et les latrines à proximité du stade Tata Lambert et des dépôts des particuliers en matériaux durables le long de la route nationale numéro 4 (RN4), poussent comme des champignons. Là, la mesure n'est pas appliquée.


Les affaires des baobabs 


Les propriétaires de ces immeubles sont supposés intouchables suite au trafic d'influence et de l'argent mise en jeu. Ces derniers construisent sans aucun problème alors que, le bas peuple est soumis à un traitement inhumain même lorsqu'il s'agit de construire une toilette ou une cuisine dans sa propre parcelle longtemps habitée.

Plusieurs témoignages recueillis auprès des victimes qui se lamentent au bureau de la société civile révèlent que, les constructions en matériaux durables le coût est évalué à plus de 100$ négociable et les maisons en matériaux non durables ou semi durable, l'appréciation de l'argent dépend de la volonté de l'officier de police judiciaire (OPJ) chargé de faire respecter la fameuse mesure impopulaire.


La main noire derrière cette affaire et la voie de sortie 


Tout celui qui ose dénoncer cette imbroglio, se voit contraint aux poursuites judiciaires et à des menaces de tout genre. En tout cas dans cette histoire, il y a à boire et à manger. Pendant que certaines personnes n'arrivent pas à construire les maisons d'habitation ou commerciales dans leurs parcelles par manque d'argent, ceux qui sont bourrés d'argent sont libres de construire partout dans ces entités.

Finalement, c'est un frein puissant qui agit constamment sur les travaux de construction des maisons dans les quartiers Congo ya sika et Mapathi à Lubiriha dans l'agglomération frontalière de Kasindi, en secteur Ruwenzori dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Ce qui étonne c'est aussi le silence radio et des actions importantes des députés nationaux au niveau de la chambre basse du parlement congolais.

En effet, cette mesure supposée des autorités de l'état de siège notamment du Gouverneur militaire, est un puits sans fond. Il n'est pas possible de déterminer avec certitude si le Général Major Kakule Somo Evariste, est "l'auteur" de la souffrance de la population dans ce contexte. Pour comprendre si l'exécutif provincial du Nord-Kivu jouerait un rôle dans la souffrance de la population, il faut examiner plusieurs facteurs : 


La part de responsabilité du Gouverneur militaire du Nord-Kivu


La mesure de l'interdiction de construire dans les quartiers Congo ya sika et Mapathi est jusqu'à présent palpable dans un communiqué des chefs de base. Même les parcelles exemptées de complications, ne sont pas mis à l'écart. 

Ceux qui construisent dans leurs parcelles donne l'argent comme soit disant amende à la police, cette somme est réellement versée dans une banque au compte du trésor public ? 

En tous cas, le Gouverneur militaire Kakule Somo devrait être en position de porter un recyclage des auxiliaires de la justice et mettre fin à ces manœuvres dilatoires, sur la base des propositions concrètes déjà sur la table de la société civile qu’il convient d’examiner en détail. Pour le bien-être de sa population de Kasindi-Lubiriha. 

PAUL ZAÏDI

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