Beni : la sous-qualification de certains OPJ décriée par la société civile à Kasindi
Normalement, les officiers et agents de police judiciaire devraient avoir en toute circonstance un comportement digne envers les justiciables malheureusement, à la frontière de Kasindi en territoire de Beni parfois c'est le paradoxe qui s'observe à ciel ouvert. Il semble que, les personnes n'ayant aucune qualification pour exercer cette tâche noble s'imposent progressivement.
Le taux élevé des cas des arrestations arbitraires et des détentions illégales dans le cachot installé dans le parking divers du quartier Congo ya sika à Lubiriha, est une véritable illustration du manque de maîtrise des lois et procédures en matière dans les rangs des Officiers de police judiciaire (OPJ).
Lors de l'Assemblée Générale de la société civile forces vives du groupement Basongora qui a eu lieu ce jeudi 17 juillet il a été révélé que, plusieurs OPJ ont été recrutés sans respect de critères et sans aucune formation adéquate sur certaines matières judiciaires élémentaires. À l'instar de conflits fonciers dans les quartiers Congo ya sika, etc... Ces éléments dont le comportement est jugé répréhensible et qui nuisent à l'image de l'institution. Et leur présence agendre un impact négatif sur la confiance du public et sur le fonctionnement global de la police nationale congolaise (PNC).
"Nous appelons tout le monde à ne pas rester dans le silence lorsque les bavures se commettent par les agents de l'ordre public. Le patriotisme c'est aussi dénoncer au moment opportun ce qui ne va pas par exemple ; les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les amandes exorbitantes malheureusement, sans aucune preuve de payement", a indiqué pour sa part M. Blaise Matusela Bunduki Coordonnateur de la nouvelle société civile.
Cette institution d’appui à la démocratie lance un appel aux personnes concernées par des cas d’arrestation arbitraire et de violation des droits de l’homme, de les dénoncer auprès de son office en vue d’un plaidoyer et des enquêtes pour des sanctions exemplaires à l’endroit de leurs auteurs.
Le mardi dernier pendant la mission d'itinerance à Kasindi du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général Major Kakule Somo Evariste, la société civile forces vives avait largement dénoncé devant l'exécutif provincial d'énormes bavures dans le circuit judiciaire de l'entité malheureusement, jusqu'à présent les signaux sont toujours les mêmes. Aucun recyclage n'est envisagé aux yeux de tout le monde.
"La population fait face à d'énormes tracasseries policières dans les quartiers Congo ya sika et Mapathi surtout dans l'affaire de construction des maisons", a déploré pour sa part Madame Sylvie Bahati 2e Vice-présidente de la société civile forces vives de Basongora.
Pour elle, ces derniers qui ont un pouvoir réduit en compétence judiciaire, doivent transférer dans le délai des dossiers au procureur de la République qui reste le seul maître d’action en matière de détention. Il convient de vous rappeler en outre que, un officier de police judiciaire (OPJ) n'est pas nécessairement un officier de police, en revanche un officier de police est obligatoirement officier de police judiciaire. Le trafic d'influence pèse également dans la sphère judiciaire.
"Il est important que la police prenne des mesures pour identifier et sanctionner les policiers fautifs, afin de restaurer la confiance et de garantir le respect de la loi par tous", a-t-elle ajouté.
Le droit de réponse de la police nationale congolaise (PNC), sera disponible au moment où les bouchées autorisées de cette institution seront intéressées par cette situation qui détériore le mariage civilo-militaire. Pour le moment, les sources contactées se sont privées l'opportunité de s'exprimer quant à cette préoccupation majeure. Pourtant, les actions de ces "brebis galeuses" ternissent l'image de l'ensemble de la police, suscitant méfiance et suspicion parmi la population.
PAUL ZAÏDI

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