Nord-Kivu : l’OCC clarifie son rôle dans le contrôle de la qualité de l’essence à l'importation

 DROIT DE RÉPONSE 

(Photo crédit site web de l'OCC)

De Fabien Robert Soko Tunave 

À la suite de notre article intitulé « Nord-Kivu : inquiétudes croissantes autour de la qualité de l’essence importée à Kasindi », un responsable du service des hydrocarbures de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) à Beni a tenu à apporter des clarifications sur le rôle exact de son institution dans le contrôle des produits pétroliers.

Joint par téléphone ce mardi, le responsable a indiqué que l’OCC souffre souvent d’une méconnaissance de ses missions par le public, alors que celles-ci sont clairement définies par le législateur.

« L’OCC est un établissement public à caractère technique et scientifique qui joue un rôle majeur dans le circuit économique du pays. Notre mission consiste notamment à contrôler en amont les produits importés, exportés et ceux issus de la production locale », a-t-il expliqué.

Un contrôle effectué dans les entrepôts agréés

Selon ce responsable, l’OCC n’est pas présent au moment du déchargement des produits pétroliers dans les stations-service, contrairement à ce que pensent certains consommateurs.

Le contrôle des carburants se fait plutôt par échantillonnage dans des sites bien déterminés, notamment dans les entrepôts agréés par la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).

« Nous procédons à l’échantillonnage dans les entrepôts autorisés. À ce niveau, les analyses sont effectuées pour vérifier la conformité du produit avant sa mise sur le marché », a-t-il précisé.

Risque d’altération lors des manipulations

L’OCC n’exclut toutefois pas que la qualité du carburant puisse être altérée après les opérations de contrôle, notamment lors du transport ou du déchargement dans les stations-service.

Selon ce responsable, certaines manipulations peuvent entraîner une dégradation du produit.

« Il se peut que lors des déchargements dans les stations ou d’autres manipulations, le produit subisse une altération. Cela peut résulter d’un mauvais déchargement ou même de mélanges frauduleux avec d’autres produits dans le but de réaliser des gains illicites », a-t-il affirmé.

Le contrôle en aval relève d’autres services

Le responsable précise également que le contrôle après la mise en circulation du carburant ne relève plus de la compétence directe de l’OCC.

Ce rôle revient plutôt à d’autres services publics, notamment ceux chargés de l’economie , l’environnement,...qui interviennent dans la surveillance du marché.

Des échantillons conservés pendant sept jours

Autre précision importante : l’OCC conserve des échantillons témoins des produits pétroliers pendant environ sept jours. Cette procédure permet d’effectuer d’éventuelles vérifications en cas de contestation.

« Tout importateur ou consommateur qui doute de la qualité d’un produit peut saisir l’OCC pour une contre-expertise dans ce délai », a expliqué le responsable.

Un appel à la collaboration du public

En conclusion, l’Office Congolais de Contrôle rappelle qu’il se veut un organisme technique au service de l’État et de la population, et invite les opérateurs économiques ainsi que les consommateurs à recourir à son expertise.

« Au lieu de contourner les services de l’OCC, le public devrait le considérer comme un conseiller technique fiable dans les activités d’importation, d’exportation et de production locale », a-t-il conclu.

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

RDC: Le député national Degal Tavulenga blessé par balle à Kinshasa

RDC - Ouganda : L’exploitation rationnelle du lac Edouard prévient les conflits et garantit une pêche durable

Pêche illégale : des poissons saisis et incinérés à Kasindi-Port