L'insécurité est devenue une communication pour les politiciens à l'Est de la RDC ( Pamphlet )
Le paysage illustratif de la région de Beni au Nord-Kivu. Ph©.PZ « La même chanson, le même refrain, la population les observe » Personnellement, je l’ai toujours dit, le silence des décideurs lorsque l’ADF/MTM-ISCAP ne frappe pas est aussi coupable que l’attaque elle-même. Tant que les armes se taisent provisoirement, certains responsables politiques donnent l’impression que la menace a disparu, comme si l’absence momentanée de massacres signifiait la fin du danger. Cette posture est dangereuse du fait que, les alertes communautaires sont souvent ignorées, les signaux d’insécurité banalisés, au détriment d’une prévention pourtant indispensable. Or, l’insécurité ne se combat pas dans l’urgence médiatique, mais dans la vigilance permanente. Lorsque l’ADF/MTM-ISCAP passe à l’acte, le scénario se répète inlassablement. On attend les morts pour agir, on pleure après avoir fermé les yeux. Les déclarations officielles se multiplient, l’indignation devient publique et les appels à...