RDC - Rwanda : accord de paix de Washington, est-ce une épée de l'immaturité diplomatique idéalisée ?

Forum diplomatique RDC-Rwanda aux USA


Les causes sous-jacentes du conflit peuvent ne pas être résolues et à ce stade, tout le monde en parle cependant un élément essentiel est ignoré jusque-là c'est en tout cas les intérêts économiques que Donald Trump entrevoit, conjugués à l’influence des États-Unis dans la région, et aussi l'imbroglio qui s'intensifie autours du désengagement, désarmement et de l'intégration conditionnelle des groupes armés non institutionnalisés, ainsi qu'un mode opératoire participatif de coordination en matière de sécurité entre Kinshasa et Kigali. 

Car sur le sol congolais, nul ne peut oublier les méfaits du brassage qui résulte de la période post rébellion au Nord-Kivu et Ituri. Le conflit qui met en péril les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri depuis plus de 25 ans est si complexe qu’il serait illusoire de croire qu’un simple document même porté par Donald Trump suffira à y mettre un terme définitif.

Alors que, mise en exergue d'actualité par l'entremise des États-Unis d'Amérique, et s'inscrivant dans la logique de stopper le conflit qui ravage l’Est de la République Démocratique du Congo, où, en tenant compte des prescrits des observations du panel d’experts de l'organisation des Nations-Unies (ONU), le Rwanda a amplifié ses stratagèmes militaires en apport potentiel en faveur du mouvement politico-militaire de l'AF-M23.

Il est important de noter qu'un accord de paix ne peut être durable et bénéfique que s'il est accepté et mis en œuvre par toutes les parties prenantes, et qu'il aborde les causes profondes du conflit. Puisque cet accord, que le président américain Donald Trump s'est dit être satisfait d'obtenir au prix de la flexible de ces deux pays africains, tire son origine d'une Déclaration de principes approuvée en avril de l'année en cours. 

L'événement fatidique lié à la signature de cet instrument idéal destiné à matérialiser la paix durable dans la région des Grands Lacs, a eu lieu le vendredi 27 Juin 2025 chapeauté par le secrétaire d’État américain Rubio Marco, en présence de M. Olivier Nduhungirehe, son homologue rwandais. Et Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre congolaise des Affaires étrangères, n'est nullement salvateur.

Pour preuve inéluctable, l'accord en question prévoit des dispositions sur "le respect de l'intégrité territoriale et l'arrêt des hostilités" dans l'est de la RDC après l'offensive menée par le groupe armé M23. Mais sur terrain, les parties prenantes au conflit continue à s'entraîner aux accusations bilatérales sur la violation des dispositions convenues à l'unanimité.

La partie orientale de la RD Congo, tellement riche en ressources naturelles et partant une frontière commune avec le Rwanda, est vouée à un cycle des violences depuis 1995. Plusieurs cessez-le-feu ont été conclus et violés de part et d'autre avec la reprise des opérations d'attaque de l'AFC-M23 près de 4 ans maintenant.

PAUL ZAÏDI

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